Et si vous pouviez nous aider ?!

Après avoir longtemps posé le pour et le contre, demandé l’avis de la gynéco qui me suis depuis des années, nous avons finalement décidé de nous orienter vers un double-don, en Espagne donc.

Cela n’étant pas autorisé en France, nous ne pouvons prétendre à une prise en charge de la part de la Sécurité Sociale. Ce qui, bien sûr, a un impact financier non négligeable sur notre projet…

Nous sommes prêts à l’assumer, cela va de soit, mais afin de réduire le coût global de cette tentative, aimerions toutefois réussir à fournir à la clinique le traitement de la donneuse.

Nous n’avons pas essuyé de refus définitif de la part de ma gynéco pour nous les prescrire mais elle hésite et je dois reconnaître que je comprends plutôt bien ses réticences.

D’autant que j’ai eu une idée. Un peu folle peut-être, un peu utopique aussi mais sans espoir, je crois que nous aurions tout laisser depuis longtemps.

Je me suis dit que peut-être, en rassemblant des restes de traitement de PMettes de tous horizons, nous réussirions à fournir à la clinique les médicaments demandés.

La liste est la suivante :

  • Cetrotide 0.25 mg : 6 ampoules
  • Gonal F : 3000 unités au total (tous les formats sont autorisés, hormis les stylos pré-remplis)

Avec, pour chaque produit, une date de péremption éloignée de plus 4 mois.

Si jamais vous avez dans vos placards des médicaments inutilisés qui répondraient à ses critères ou que vous connaissez quelqu’un qui connaît quelqu’un (oui, pourquoi pas la belle-fille de la voisine de la coiffeuse), n’hésitez pas à me contacter ou à relayer ce message.

Nous prendrons bien entendu à notre charge les frais d’envoi.

Un énorme merci par avance pour votre aide !

solidarité_don

 

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Le tram bleu

Tout commence pendant mes études lors d’un voyage organisé. Nous sommes en décembre, la tempête fait rage. Le trajet est beaucoup plus long que prévu et nous n’arrivons à destination que tard dans la soirée.

La neige tombe, nous nous éclairons à la lueur de nos téléphones portables. Je suis immédiatement fascinée par le dédale de ruelles sombres à travers lesquelles nous mène notre guide.

Ce sentiment ne se dément pas les jours suivants. Au contraire. Tout pour moi n’est que magie dans cette ville. Je voudrais vivre au milieu des silhouettes fantasmagoriques qui peuplent le toit de la Pedrera, rêve de me perdre dans le parc Guell.

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Tiroir-caisse

Depuis vendredi et le coup de massue que nous avons reçu, je reste digne, je garde la tête haute.

J’ai pleuré, un peu, samedi matin puis me suis laissée envahir par ce trop-plein d’énergie qu’il me fallait évacuer.

Alors, j’ai rangé, récuré et surtout, lancé notre fameux plan d’action. Notre 1ère consultation dans la clinique espagnole est planifiée, le rendez-vous de debrief aussi.

Le 11 août, par téléphone. La fille de Dieu, qui a repris les affaires de Papa parti à la retraite, n’a aucune autre disponibilité avant octobre.

Quand, ce matin, je reconnais dans l’appel entrant le préfixe du numéro de téléphone du labo, je décroche plutôt surprise, sans trop savoir à quoi m’attendre.

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< 1 UI/L

Nous savions qu’il y avait de fortes chances que cela finisse comme ça.

Cela n’enlève rien à la tristesse.

Nous avons défini un plan d’action pour la suite, nous le lancerons au plus vite.

Cela n’enlève rien à la douleur.

Deux heures après le taux de Béta HCG, nous avons reçu le compte-rendu de la tentative avec la notation de nos 2 J3 : 6-2-3 et 6-2-4 en classification Blefco. Tout pourris donc. C’était joué avant même le transfert.

Cela n’enlève rien à la déception.

Nous ne leur en voulons pas d’avoir tenté le transfert, nous leur sommes reconnaissants de ne pas nous avoir donné ces détails avant la prise de sang. Pendant 2 semaines, j’ai été presque enceinte, nous n’étions jamais allés aussi loin dans une tentative.

Cela n’enlève rien au découragement.

Ce soir, nous allons pouvoir fêter nos succès au boulot avec du champagne. Je vais pouvoir manger du chorizo à l’apéro.

Cela n’enlève rien à la souffrance.

Je voudrais laisser couler les larmes, mes yeux restent secs. Pleurer, pourtant, pourrait atténuer ce tsunami.

larmes

 

Reprise, reprise

J’avais promis des nouvelles à certaines d’entre vous (enfin, du moins une), les voici ! Je ne laisse pas durer le suspense, tout est dans le titre : j’ai repris le travail hier.

Vous le savez, Charmant et moi travaillons au même endroit. Comme nous habitons aussi au même endroit, c’est pratique : nous pouvons covoiturer. Et comme, tout tournant autour de moi quasiment en permanence, il ne serait pas prudent de prendre le volant (surtout pour les pauvres erres que je pourrais croiser), je me laisse conduire. C’est pas mal, je pourrais en prendre l’habitude.

Je suis interdite d’escaliers aussi mais je n’ose pas dire à Charmant que l’ascenseur, ça déclenche des hauts-le-cœur. Dans les escaliers, au moins, je pourrais monter à mon rythme. Ou tomber à mon rythme ce qui, je dois bien l’avouer, serait embêtant pour mes œufs de Schrodinger.

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Repos épisode 3

Résumé des épisodes précédents :

Le 1er à avoir dit à Blanche de se reposer, c’est son ostéopathe. Elle est prête pour le combat à venir mais son corps a besoin de retrouver un peu d’énergie.

Le 2ème à émettre ce conseil, c’est son gynéco, le jour du transfert. C’est d’ailleurs presque la seule consigne. Blanche n’a pas vécu de stimulation éprouvante, son utérus est au top et son travail ne nécessite pas de rester debout ou de manipuler des charges lourdes.

Le seul point d’ombre, c’est que le transfert ne tombe pas tout à fait au meilleur moment pou un repos optimal…

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2 épisode 2

Bizarrement cette nuit, j’ai bien dormi.

Hier soir, Charmant et moi avons défini un plan d’action pour la suite, juste au cas où l’aventure du don s’arrête là. Se projeter pour mieux rebondir, la fin d’une étape peut marquer le début d’une autre.

Et je me suis endormie comme une masse, les mains sur le ventre et la tête pleine de petits œufs en boîte. Y croire jusqu’au bout, l’histoire n’est pas écrite avant d’être vécue.

La nuit a été bien meilleure que les précédentes. Ce matin, j’étais presque sereine. Je me suis même surprise à 8h25 devant la bouilloire en salle café, hors de portée de la sonnerie de mon téléphone resté sur mon bureau.

Heureusement, j’ai eu le temps de revenir devant mon écran avant qu’il ne sonne à 8h56.

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2

Dans nos rêves les plus fous, bien sûr, nous espérions une flopée de petits embryons. Comme beaucoup d’autres couples.

De manière raisonnable, et compte-tenu de l’état de notre valeureuse troupe (constituée pour rappel de petits soldats dispersés et plus ou moins abîmés), nous nous disions que 2, 2 beaux bien sûr, déjà, ce serait top.

Ce matin, à J2, j’attendais avec la boule au ventre impatience l’appel du labo.

« Nous vous appellerons entre 8h30 et 9h, gardez bien votre téléphone avec vous. »

Autant dire que je me suis greffé le téléphone dans la main, vérifiant toutes les deux minutes le niveau de charge et l’état du réseau.

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13

Quitte à ce que ce soit le 13, j’aurais préféré un vendredi. Parce que, c’est vrai, un 13 tout seul, c’est un peu incomplet quand même. Et pourtant, j’ai envie d’y croire, moi, en ce 13 imparfait.

Résumé des épisodes précédents :

Blanche a vu son ostéo qui lui a dit qu’elle était une boxeuse qui a besoin de repos. Alors elle se repose. Et, comme il fait beau, passe plus de temps dans sa piscine que devant son PC qui n’est pas waterproof. Et, du coup, ne raconte pas tout…

Pourtant, son contrôle à J14 s’est bien passé.

« L’endomètre est trés beau. » Tout comme lui avait dit son ostéo. Blanche est rassurée.

« Les ovaires sont bien au repos. » Si c’est bien alors tant mieux. Ceci dit, si ça avait été l’inverse, le « ovarienne » de « insuffisance ovarienne », elle leur aurait fait bouffer à ses ovaires.

« Continuez bien votre traitement. Ce sera très vraisemblablement pour fin juin. » Fin juin, cela paraît si loin… Blanche aura un an de plus fin juin. Et en même temps, cela laisse du temps pour la cure énergisante.

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Mon ostéopathe

Mon ostéopathe avant, c’était mon kiné. Il me suit depuis des années, connaît mon corps par cœur. C’était évident pour moi : quand nous aurons reçu l’appel, quand je reprendrai les traitements, la première chose que je ferai sera de prendre un rendez-vous.

Nous recevons l’appel tant attendu mais les traitements ne reprennent pas, pas tout de suiteJ’obtiens finalement mon ordonnance et prends mon premier comprimé dans une chambre loin de chez moi, où nous avons vécu un véritable chaos un an auparavant.

Rapidement, les douleurs au ventre apparaissent, accompagnées de violentes diarrhées. Je préfère mon médecin à mon ostéopathe et c’est, désemparée face à mon sac de Smecta et de Spasfon, qu’enfin, je lui envoie un SMS pour lui demander quoi faire.

Parce que finalement, il n’y a plus d évidence. Ce à quoi je pensais m’être préparée pendant de si longs mois, je ne suis plus sûre de savoir le gérer.

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